Enfant / Adolescent
Interventions psychosociales et éducatives
Interventions centrées sur l’environnement familial
Psychoéducation
La psychoéducation est destinée à la fois à l’enfant présentant un TDAH et à ses parents.
Elle consiste à délivrer des informations sur le TDAH, ses symptômes, ses facteurs de risques et ses impacts.
Elle doit être réalisée par des professionnels formés au TDAH et exerçant dans le champ de la santé. Elle peut se dérouler individuellement ou en groupe, en présentiel ou en visioconférence.
Programmes d’Entrainement aux Habilités Parentales
Les Programmes d’Entraînement aux Habiletés Parentales (PEHP) sont des modules destinés aux parents d’enfant présentant un TDAH afin de les aider à adapter leurs stratégies éducatives au diagnostic de leur enfant.
Ces programmes doivent être conduits par des professionnels formés au TDAH et à l’animation de ces groupes.
Ils sont idéalement proposés en format collectif, afin de favoriser les échanges entre familles et le soutien social. Les PEHP toutefois aussi être réalisés en individuel. Ils peuvent se dérouler en présentiel ou à distance.
Éducation Thérapeutique du Patient (ETP)
L’éducation thérapeutique du patient (ETP) consiste à enseigner à la personne concernée et à ses proches des stratégies d’adaptation pour mieux gérer les difficultés liées aux symptômes du TDAH.
Elle permet d’apprendre des techniques pour :
- Améliorer l’organisation du quotidien (ex : mise en place de routines, rangement de la chambre, gestion de ses affaires,etc.),
- Développer des stratégies de régulation émotionnelle,
- Utiliser les écrans de manière raisonnée et sécurisée.
- etc.
Aménagements scolaires
Le TDAH a souvent un retentissement important dans le contexte scolaire. Si tel est le cas, il est recommandé de mettre en place des aménagements adaptés aux besoins spécifiques de l’enfant ayant reçu un diagnostic de TDAH.
Les Thérapies Cognitives, Comportementales et Émotionnelles (TCCE)
Les Thérapies Cognitives, Comportementales et Émotionnelles (TCCE) constituent une évolution des Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC).
Elles englobent différentes approches telles que la résolution de problèmes, l’entraînement à la régulation émotionnelle, le développement des compétences sociales, la gestion des comportements ainsi que la remédiation métacognitive.
Ces thérapies peuvent être proposées aux enfants présentant un TDAH afin de réduire l’impact du trouble sur leur fonctionnement quotidien.
Habitudes de vie
Bien qu’elle ne soit pas spécifique au TDAH, la Haute Autorité de Santé recommande la pratique régulière d’une activité physique, à raison d’au moins 30 minutes d’exercice soutenu, trois fois par semaine.
Au-delà de permettre à l’enfant de se dépenser, l’activité physique a également des effets positifs sur le cerveau, notamment en améliorant les capacités cognitives.
Il est également recommandé d’être vigilant à l’équilibre alimentaire de l’enfant.
Traitements médicamenteux
En complément des interventions psychosociales et éducatives, le professionnel médical qui suit votre enfant peut décider d’initier un traitement médicamenteux. L’initiation de celui-ci n’est pas automatique ; elle peut être contre-indiquée en présence de certains troubles associés.
Le traitement médicamenteux de référence pour le TDAH chez un enfant est le méthylphénidate. Il s’agit d’un psychostimulant. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une amphétamine, ni un
dérivé d’amphétamine.
En France, cette molécule est disponible sous différentes formes (libération immédiate ou libération prolongée) commercialisées sous les noms suivants : Ritaline®, Concerta®, Quasym®, Medikinet®.
Pour en savoir plus sur les psychostimulants à base de méthylphénidate
- Télécharger le mémo de l’Assurance Maladie – pdf, 872 ko
- Télécharger la fiche pratique « les psychostimulants » – pdf, 73 ko
Deux autres molécules, appartenant elles à la famille des amphétamines, viennent de recevoir, très récemment, une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le TDAH chez les 6-18 ans : la
Lisdexamfetamine et la Dexamfetamine. Ces deux médicaments ne pourront être prescrits qu’en deuxième intention : lorsque la réponse à un traitement par le méthylphénidate est jugée cliniquement insuffisante.
Lors que les psychostimulants sont contre-indiqués, inefficaces ou mal tolérés, des médicaments non-psychostimulants peuvent être prescrits en deuxième intention : à base de clonidine, commercialisé sous le nom de Catapressan® (non remboursé).
Pour en savoir plus sur les interventions médicamenteuses du TDAH chez l’enfant
- Télécharger le schéma d’intervention médicamenteuse – pdf, 161 ko
- Télécharger la fiche pratique « comparaison des traitement médicamentaux du TDAH » (en cours)
Accompagnements non recommandés
Les Recommandations de Bonnes Pratiques Professionnelles (RBPP) ‘’Trouble du neurodéveloppement / TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents”, publiées par la Haute Autorité de Santé 2024, détaillent les interventions souvent citées par la presse, les réseaux sociaux et le grand public, qui ne sont pas recommandées dans le traitement spécifique du TDAH :
- Neurofeedback
- Entraînement cognitif
- Programmes basés sur la pleine conscience (qui peuvent avoir un impact sur la régulation émotionnelle mais pas sur les fonctions exécutives)
- Thérapie psychanalytique
- Kinésiologie
- Ostéopathie
- Acupuncture
- Régimes d’évictions alimentaires spécifiques
Il n’existe pas à date de preuve scientifique suffisante pour démontrer l’efficacité de ces thérapies pour traiter un TDAH chez un enfant.
Transition vers l’âge adulte
Le TDAH persiste le plus souvent à l’âge adulte. Il est donc essentiel d’assurer la continuité de l’accompagnement lors de cette transition.
Il est fortement conseillé de préparer cette transition en amont, en anticipant le changement de professionnels de santé vers des spécialistes adaptés à l’âge adulte.
Pour en savoir plus
- Télécharger le document de la HAS sur le Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents – pdf, 983 ko
- Voir la page « le déficit de l’attention et/ou hyperactivité : quel traitement ? » sur ameli.fr